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 ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé

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Hôzuki Meigetsu
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Fiche Ninja
Nindô:
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MessageSujet: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Lun 11 Mai - 22:25

 
HÕZUKI Meigetsu

 


Nom : Hôzuki
Prénom : Meigetsu
Âge : 19 ans
Sexe : Masculin
Surnom : Kirigakure no Araumi (La Mer Déchaînée de Kirigakure)




Village : Kirigakure
Rang : Épéiste légendaire
Affinités : Suiton, Katon
Clan : Hôzuki
Nindô : Surpasser la précédente génération des Epéistes pour redorer leur blason.

 
 
❝ Dans ce monde, les gros poissons se nourrissent des petits poissons. Mon clan, lui, dévore les deux. ❞


 
Caractère


 
5 lignes minimum : Hõzuki : pour la plupart ce n'est qu'un nom, aux yeux de Meigetsu il s'agit d'un véritable cadeau des dieux. La fierté est son maître-mot, comme tout bon shinobi qui se respecte, il voue une profonde admiration dans les affaires secrètes liées à son clan. Son attitude générale tend à le rendre plutôt vaniteux, en effet, il n'est pas rare de le voir rabaisser autrui en se mettant en valeur grâce à son appartenance. Et ce comportement n'est pas sans raisons, à vrai dire il provient des nombreuses belles légendes que l'on conte partout dans le monde au sujet de ces deux clans du pays du Feu, les Uchiha & les Senju. Selon Meigetsu, ces clans sont probablement notables dans leur pays, mais dans le pays de l'Eau, ceux dont on entend parler doivent être les Hõzuki ! Il ne connaît pas meilleur clan à ce jour, il connaît l'histoire de ses ancêtres sur le bout des doigts et est presque un fanatique de leurs traditions. Cette fierté déborde très largement sur le péché qu'est l'orgueil. Arrogant, il s'estime puissant pour sa simple affiliation avec le clan, et juge les étrangers inférieurs aux siens. Pour son village en lui-même, il n'éprouve pas autant d'attachement mais est tout de même fier d'y être. Il étiquette Kirigakure comme le village natal des plus dangereux shinobis que ce monde ait connu, surtout pour son surnom d'antan "le village caché de la brume sanglante".

Ce qu'il aime par dessus tout, c'est le combat. Comme les autres membres de cet illustre clan, il prend un divin plaisir dans tout ce qui implique une forme de violence. Pourtant, son apparence ne reflète aucunement ce caractère sanglant, derrière un visage serein et calme il cache sa nature très ancrée dans le massacre. Rusé, analyste et stratège, il apprécie particulièrement l'étude des capacités uniques aux siens. Il prend d'ailleurs pour passe-temps quotidien d'étudier ces techniques pour en développer de nouvelles toujours dans l'optique d'affirmer la puissance des Hõzuki. En tant que membre des sept épéistes légendaires de la brume, il chérit comme la plupart le combat à l'épée. Depuis son plus jeune âge, il exprimait déjà une attirance particulière pour les lames, pour le plus grand plaisir de ses parents. Meigetsu est un fin connaisseur du meurtre en tout genre, et considère ce domaine comme sa spécialité. Il n'aime pas réellement les missions dans lesquels il doit épargner une vie, ce qui le rend moins qualifié pour les tâches où l'on doit ramener une cible vivante. Pourtant, son côté malicieux le pousse à exhiber son agacement dans des gestes violents et des réflexions sarcastiques telles que "On m'a demandé de te ramener en vie, mais pas entier", prouvant une volonté de toujours se justifier dans ses agissements immoraux. Meigetsu peut souvent être qualifié de sadique et cruel, étant le genre à faire souffrir quand les circonstances le lui permettent. Lors des combats, s'il n'a pas pour obligation de terminer rapidement, il aura tendance à faire couler le plus de sang possible pour que son adversaire comprenne que le village de Kiri, les Hõzuki, et lui-même ne sont pas des choses à provoquer.

Au niveau social, Meigetsu est le genre d'homme à apprécier le calme et la tranquillité, mais pas que. Il apprécie également la présence d'autres personnes comme lui, d'autres shinobis ayant un attachement particulier pour le sang et tout ce qui a un lien avec le combat. Autant dire qu'à Kiri, il est servi ! Il s'entend généralement bien avec eux, et particulièrement avec les autres membres des épéistes de Kiri. Il les considérerait presque comme une seconde famille, étant donné leur efficacité et l'importance qu'ils ont pour le village tout entier. Il estime que le groupe est ce qui fait la fierté et la renommée de Kirigakure : à ce titre, il aime pousser la compétition avec les autres membres pour que chacun se surpasse et fasse honneur à leurs célèbres épées. L'un de ses plus grands rêves d'ailleurs, serait, à l'instar de son ancêtre Mangetsu Hõzuki avant lui, de parvenir à maîtriser l'ensemble des épées et donc de prendre la tête des 7 épéistes. En ce qui concerne la gente féminine, l'on pourrait dire que notre cher compagnon aqueux est un bon vivant. Il n'a pas en tête de projets sentimentaux, à vrai dire la vie à deux ne l'intéresse pas du tout. Il apprécie pourtant les aventures et est même plutôt comme qui dirait tourné vers la luxure. Meigetsu n'aime pas les enfants par contre, ah ça non ! Pour lui, ces petites choses sont des êtres bruyants et inutiles, tout du moins de nos jours. Même s'il n'est pas un ancien, il trouve la nouvelle génération peu prometteuse par rapport aux précédentes. Envers le Mizukage, Chôjuro, il voue une loyauté spéciale. En effet, disons qu'il ne porte que peu d'intérêt sur son rang et à sa personne, mais en porte énormément en son épée. Hiramekarei, l'une des épées légendaires étant en sa possession, Meigetsu respecte et reste loyal à son porteur.

Parmi toutes les merveilles de ce monde, celle que le jeune homme à la chevelure bleutée chérit le plus reste son épée, celle que l'on caractérise comme étant la plus terrifiante des sept : Samehada. Cette dernière étant une arme sensible, l'on peut dire que Meigetsu tend parfois si ce n'est toujours à la considérer comme un être vivant plutôt que comme un outil. Car oui, il lui parle, partage ses expressions, et comprend sa chère Peau de Requin. Pour que ce sabre particulier puisse se retrouver entre ses mains, il lui faut un chakra puissant, et c'est aussi pour cette raison qu'il est si orgueilleux, il croit dur comme fer que si son arme est en sa possession ce n'est que grâce à sa puissance innée due à son clan. Son attachement pour Samehada est si fort qu'il n'accepte pas qu'on la traite comme un vulgaire objet, il exige ainsi un minimum de respect, au moins autant que pour un compagnon animal. Après tout, si à Konoha on se balade avec des sacs à puces partout, qui êtes-vous pour juger quelqu'un qui se balade avec une épée vivante, hein ? Meigetsu aura même tendance à affirmer que sa Belle est sa meilleure amie, si ce n'est sa première femme ! C'est dire à quel point il y est attaché ! Il voue un profond respect aux précédents possesseurs de celle-ci, étant donné qu'il faut être suffisamment fort pour l'être, notamment Kisame Hoshigaki le tristement célèbre membre déchu de l'Akatsuki. La seule chose qui puisse l'embêter avec cette masse horrible d'écailles tranchantes, serait sa fonction qui serait de déchirer plutôt que de couper. En effet, il aurait préféré pour trancher proprement, et se retrouve parfois à le lui reprocher. Bien que les autres épées des sept ne soient pas vivantes, il a tendance à titiller la sienne en attisant sa jalousie, par exemple en exprimant une fausse préférence pour Kubikiribõchõ et Kiba étant les armes les plus aptes à trancher de toute la collection. Mais bien sûr, il n'abuse pas de ces plaisanteries envers sa "femme", car lorsqu'une femme décide de se venger, même le Diable s'assoit et prend des notes !  





 
Histoire


 
10 lignes minimum :

▬ Tu t'améliores de jour en jour, fils !

Le bruit métallique des épées qui s'entrechoquaient raisonnait à travers l'étendue brumeuse qui enveloppait constamment le terrain d'entraînement, et tout le village par la même occasion. Ici, un père et son fils s'entraînaient intensément sous les regards concentrés de sa femme et de son premier fils. Un sourire à l'allure démoniaque illuminait le visage de la demoiselle qui semblait n'avoir qu'une envie, rejoindre le tumulte. Le petit garçon quant à lui semblait plutôt incertain, peut-être même apeuré ! Ceux qui s'entraînaient étaient là depuis plusieurs heures déjà, et la fatigue se faisait sentir, surtout chez le marmot. Non loin de là flottait un large étendard blanc, sur celui-ci l'on pouvait apercevoir le sigle distinctif d'un clan bien connu dans ces eaux là. On aurait dit une sorte de fruit ouvert, oui, il s'agissait bien des Hõzuki. Dans cette famille, l'on était pas connu pour avoir une endurance poussée et au contraire, il était d'usage de se réhydrater régulièrement. C'était alors l'heure de la pause, le soleil bien que peu visible à travers l'atmosphère blanche du village semblait perdre encore plus en clareté au fil du temps, indiquant qu'il se faisait tard et qu'il était temps de rentrer. Une main fière vint se poser dans la chevelure bleue du petit aux dents aussi aiguisées que celles de sa mère. Sirotant sa bouteille d'eau pour reprendre des forces, on pouvait le voir dégoulinant tant il avait travaillé. Ses deux yeux perçants étaient rivés vers son père qui le regardait de façon très complaisante, un sourire marquait son jeune visage fatigué comme si tous les deux communiquaient par le contact visuel père-fils. Lorsqu'ils arrivèrent au niveau de l'autre garçon et de la femme, l'on pouvait sentir une tension se créer subitement. En effet, alors que le petit qui revenait d'entraînement était particulièrement jovial, son frère aîné n'affichait pas une aussi vive joie. L'on pouvait même se douter de la jalousie qu'il éprouvait. Dans cette famille de quatre, l'on était très intéressé par l'affrontement à l'épée, un trait quasi-naturel chez les Hõzuki, et les capacités dans ce domaine étaient de façon innée très hautes, mais pas pour Shingetsu. Son petit frère, Meigetsu, quant à lui représentait l'espoir de la famille, le petit préféré et cela suscitait chez son grand frère une haine grandissante arrosée par de la jalousie fraternelle. Et leur père, Kengetsu, n'arrangeait en rien la chose en exprimant de manière explicite sa préférence. Il passait visiblement plus de temps avec le jeune plutôt qu'avec l'aîné, en dépit de sa femme, Hinoiri, qui n'appréciait pas vraiment ce comportement, probablement parce qu'elle n'est pas née Hõzuki. La maison semblait divisée en permanence, bien que la séparation n'était que fine chez les parents, elle était flagrante chez les deux frères. Lorsque le plus jeune était dans une pièce, l'aîné s'empressait de la quitter ! Il évitait même de devoir croiser son regard ! On le savait, Meigetsu était supérieur à son frère en matière de combat mais il ne le savait pas encore à cet âge. C'est pourquoi le petit s'en trouvait triste et confus sur l'attitude de Shingetsu, il ne comprenait pas pourquoi son propre frère l'évitait autant. Pour lui, c'était à cause de son inutilité, tandis que pour Kengetsu, il s'agissait de peur et de faiblesse. Hinoiri, elle, était la plus compréhensive de tous. Pourtant, pendant des années entières l'on vécut dans cet environnement tendu et en constante compétition.

Les choses devinrent de plus en plus hostiles dés lors que Meigetsu fut en âge de se rendre à l'académie. Une seule année séparait les deux frères, et ils finirent par intégrer la même classe pour le plus grand malheur de nos deux petites têtes. En classe, l'écart de niveau entre eux semblaient se creuser davantage, et l'on finit par considérer le jeune Meigetsu comme un génie parmi les Hõzuki, petit à petit effaçant la présence de son frère que personne ne semblait voir. Gêné, offusqué et très nettement touché par toute cette mascarade, un jour arriva où il ne put plus contenir sa colère. L'on se rappellera encore plusieurs jours de ce visage rouge et chaud qu'il portait à ce moment. Il était si furieux que son corps fait d'eau semblait presque porté à ébullition, littéralement ! Au beau milieu du cours, sous les yeux provocateurs de ses camarades de classe, Shingetsu bondit de sa chaise pour agresser son jeune frère qui venait, encore une fois, de s'attirer les éloges du professeur et des autres enfants. Parmi eux, l'on retrouvait une jeune fille à la chevelure blanchâtre, son nom ? Seika... Oui, Seika Kaguya, poétiquement surnommée la Fleur Sauvage. Shingetsu en était visiblement amoureux, car c'est son regard inquisiteur qui provoqua son excès de rage. Meigetsu, comme à son habitude, ne comprenait pas. Tout ce qu'il pouvait voir était son frère, se jetant sur lui. Mais ses prouesses physiques étaient plus hautes que les siennes, alors il put s'en défaire assez facilement. D'une manoeuvre rondement menée le plus jeune fit basculer le plus vieux au sol tout en prenant soin de tenir ses bras dans une position dans laquelle il ne pouvait plus nuire. Imaginez-vous vous faire mettre hors d'état avec une facilité déconcertante par votre petit frère devant tous vos amis, honteux n'est-ce pas ? Un grand écho de rires moqueurs éclata dans toute la salle, l'on montrait du doigt, l'on tapait sur les tables, tout pour enrager toujours plus le garçon. Le professeur quant à lui semblait observer d'un air curieux, s'il y a bien une chose que l'on apprécie à Kirigakure, c'est bien le combat. Relâchant doucement les membres du petit toujours furieux, Meigetsu s'éloigna d'un bond prudent en regardant son frère : un regard démoniaque, rempli de haine et de chagrin, l'on pouvait même y distinguer l'envie de tuer ! Un frisson traversa l'ensemble de son corps à cette vision horrible, dans sa tête, les questions se bousculaient. Mais qu'ai-je fait ? Pourquoi ? Comment ? Il cherchait désespérément une raison à tout ceci. Pourtant il n'avait commis comme erreur que d'exister. En face, Shingetsu aurait bien voulu lui sauter dessus à nouveau mais il savait pertinemment qu'il se ferait encore une fois humilier. Alors il partit en courant, sortant de la salle comme une fusée enragée. L'adulte n'eut d'autre choix que de partir à ses trousses, laissant là un Meigetsu profondément choqué. Tellement que ses jambes ne tinrent plus le coup et le firent tomber sur ses fesses. Tous les autres étaient autour de lui, soucieux de savoir s'il allait bien, et même encore amusé de son geste défensif. Mais pour lui tout ça n'avait rien de drôle. Dans sa tête, les questions avaient disparu et une seule réponse persistait : il se trouvait tout bonnement inutile et dérangeant. Il voulait mourir. Des pensées macabres traversaient son esprit, il voulait à tout prix cesser de pourrir l'existence de son frangin. Et ces idées revinrent à nouveau quand ils étaient face à leurs parents le soir, le même jour. Des explications devaient être donnés, les deux adultes semblaient fous de rage contre l'aîné mais Meigetsu, lui, pensait toujours dur comme fer qu'il était seul responsable. Lorsque personne ne le voyait, il décida de mettre un terme à tout cela. Se saisissant d'un des nombreux couteaux de la maison, il regarda son poignet pendant quelques minutes en songeant à son prochain acte. Une amertume et des regrets contrôlaient son corps, il regrettait réellement d'avoir dû naître. Il prit une grande inspiration avant de poser la lame sur ses veines, et, d'un mouvement sec, de les trancher. Quelque chose en coulait, oui, mais ce n'était pas du sang du tout.... De l'eau ?! Pourquoi est-ce que de l'eau sortirait à la place du sang ?! Comme toujours, il ne comprenait rien. Jusqu'à ce que sa mère le prenne par surprise. Elle saisit l'arme et le jeta avant de serrer son fils dans ses bras. L'on dit que les larmes d'une mère étaient les armes les plus douloureuses qui existaient, à ce moment, l'enfant l'avait bien compris. Lui expliquant les choses, la femme lui fit comprendre qu'il ne devait pas se sentir coupable pour tout ce qui arrivait et qu'ici, tout le monde l'aime, même son frère. Elle lui expliqua également pourquoi est-ce que de l'eau coulait de son bras. C'est ainsi qu'il réalisa l'énorme chance qu'il avait à être né Hõzuki. Le Suika, cette technique bénie qui permettait aux membres du clan de changer leurs corps en liquide lui avait sauvé la mise inconsciemment, ce qui prouvait une fois de plus ses capacités avancées.

Âgés de 12 et 13 ans, les frères, parvenus jusqu'au grade de Genin, étaient jugés prêts pour participer à l'examen permettant de monter vers le grade de Chuunin. En ce qui concernait Meigetsu, quasiment tout le monde était sûr qu'il réussirait sans forcer, l'on pensait déjà pour lui à une carrière de ninja prospère et, pourquoi pas, de futur Mizukage. Mais les rêves n'avaient pas de place à un moment où ils pouvaient être réalisés. Le garçon était, comme les autres, placé depuis sa promotion précédente dans une équipe de trois : ses équipiers étaient Dantõ Yuki et Yuurei Asagiri et leur sensei se prénommait Koruri, une femme expérimentée au caractère d'une mère. Ensemble, ils avaient accompli bien des missions, et personne ne doutait de leurs capacités. L'on avait réuni ces trois-là pour leurs capacités intéressantes, en effet, pendant que Meigetsu était un Hõzuki aux aptitudes uniques, Dantõ affichait déjà à son âge une certaine maîtrise de Hyõton de son clan et Yuurei quant à elle montrait des capacités étonnantes dans le domaine du Genjutsu, un art complexe trop peu exploité dans le village. Facilement, on pouvait placer cette équipe de Genin dans les trois équipes les plus fortes de cette génération. Les précédents examens s'étant déroulés à Konoha et à Suna, celui-ci était destiné à être accueilli à Kirigakure. L'avantage du terrain l'on pensait, la chose ne leur serait que facilitée. Comme pour les années précédentes, il se déroulerait en trois épreuves : une écrite, une de survie et enfin une de combats singuliers. Le jour de la première étape arriva bien plus vite qu'on ne le pensait. Les participants étaient tous réunis dans une salle avec face à eux une table et un crayon pour répondre aux questions. Meigetsu ne pouvait s'empêcher de jeter un oeil autour de lui, il y avait une quantité étonnante de jeunes gens ici, il pouvait voir des bandeaux de différents villages et des visages plus ou moins amicaux. Après avoir distribué les feuilles de papier, l'examinateur en charge de l'épreuve expliqua les règles de celle-ci. Elles étaient toutes simples, il fallait répondre aux questions dans le temps imparti, et les scores inférieurs à la moyenne étaient d'office éliminés de l'examen. Pourtant, il y avait un détail qu'il fallait retenir : dans son discours, l'homme avait parlé de concentration. Et le temps de comprendre le sens de ces paroles, un bruit aigu retentit dans la salle, provoquant une confusion sans nom parmi les Genins. Le son était continuel, et, ma foi, très irritant. L'on aurait dit que quelqu'un griffait volontairement un tableau pour perturber les participants. Les deux mains sur les oreilles et un oeil fermé à cause de la gêne, Meigetsu usait de son oeil encore entrouvert pour lire les questions en essayant de les comprendre, et manque de pot, elles étaient quasiment toutes basées sur la réflexion. Quasiment, mais pas toutes. En effet, les trois dernières questions semblaient plus personnelles et semblait vouloir évaluer la connaissance qu'a chaque participant de ses équipiers : Quelle est la plus grande faiblesse de vos camarades, si vous deviez échanger l'un de vos camarades contre des informations précieuses pour le village lequel choisirez-vous, et décrivez les capacités au combat de vos camarades. Pour les shinobis du village de Kiri, ces questions dessinaient un sourire narquois sur leurs visages ! Le village était réputé pour sa quantité incroyable de déserteurs par le passé, on disait même que la plus grande organisation criminelle en était originaire. Alors voilà, ces questions avaient très probablement pour but de tester la loyauté de nos jeunes candidats. Le son énervant persistait et empêchait de se concentrer pour répondre aux autres. Les aiguilles de l'horloge défilaient à une vitesse inquiétante, Meigetsu était épris d'une inquiétude anormale, pour celui que tout le monde connaissait les capacités, ne pas réussir ne serait-ce que la première épreuve serait une belle humiliation ! Fermant les yeux pour prendre une grande respiration, il tenta d'oublier la gêne et fixa la première question. Son petit esprit avait toujours du mal à y répondre, mais pourtant sa main droite portant le crayon réussit tant bien que mal à griffonner quelques petites réponses. Au moment de répondre aux trois dernières questions, il leva les yeux et vit autour de lui des enfants se tenant la tête et serrant les dents tant le bruit était perçant. D'autres semblaient même physiquement blessés par le son ! La probabilité pour que le bruit induise une illusion était envisageable, alors le jeune Hõzuki jeta un oeil vers sa coéquipière douée en la matière. Celle-ci lui fit signe que non, elle n'avait rien détecté d'anormal. Il tourna la tête vers son second équipier, et vit qu'il n'avait pas tant de mal avec le soucis du bruit mais plutôt avec la difficulté des questions. Lorsque le temps restant devenait moindre, Meigetsu s'efforça à répondre : rien du tout. Oui, il n'avait pas l'intention de vendre ses camarades, point barre. Un regard lia les trois enfants qui partagèrent un sourire confiant. A la fin du test, lorsque tous les crayons étaient posés et que le bruit eut cessé, l'on déclara qu'en effet, ceux ayant révélé les informations sur leurs camarades n'ont pas le cran nécessaire pour devenir Chuunin et étaient dés à présent disqualifiés. Un grand soulagement parcourait le corps de chacun des membres de l'équipe, leur amitié avait finalement triomphé ! Il était maintenant temps pour la seconde partie de l'examen Chuunin.

Un second examinateur vint prendre le relais afin d'expliquer aux participants le déroulement de l'étape prochaine. Il s'agirait d'un test de survie, les candidats allaient être lâchés dans une contrée bien connue de Kirigakure que l'on appelait Kikurage ou l'Oreille du Diable. Il s'agissait de marécages sauvages, enveloppés par une brume épaisse et habités par des insectes aux proportions monstrueuses. Parmi eux, on comptait particulièrement les scolopendres géants. Mais la faune n'était pas la seule source de danger, il y avait également les plantes relâchant parfois un pollen illusoire. L'environnement lui-même était dangereux, quiconque ayant le malheur de tomber dans les marécages boueux se verrait englouti comme dans des sables mouvants. Pour se préparer à cette étape qui s'annonçait extrême, les candidats avaient un délai d'une semaine. Pour Meigetsu, il était hors de question de se ramollir, alors il passa ses journées à s'entraîner jusqu'à l'épuisement pour ne pas laisser passer ses chances. Il avait pourtant entièrement foi en lui et en son équipe. A la maison, les relations entre les frères ne s'étaient pas améliorés, et l'entrain du plus jeune avait également poussé l'aîné à faire de même pour ne pas se faire distancer à nouveau. Ils progressaient à une vitesse plus ou moins équivalente, mais cela ne suffisait pas pour refermer le décalage qu'il y avait déjà bien auparavant. La détermination des enfants rendaient tout de même extrêmement fiers les parents, et c'était déjà le bon côté des choses ! La semaine fut courte, et le stress grandissait au fur et à mesure que le jour J approchait. C'était l'heure, tous les candidats accompagnés de leurs équipiers se retrouvèrent disséminés autour du lieu de rendez-vous, les règles étaient similaires que les fois précédentes : ils devaient se rendre à un point donné se trouvant au centre des marécages en possession de deux parchemins sachant qu'ils ne commencent qu'avec un seul des deux. Toutes les équipes terminant l'épreuve sans leurs trois membres étaient disqualifiées, il se pourrait même que certaines équipes ne terminent sans aucun des membres. Meigetsu, Dantõ et Yuurei étaient suffisamment déterminés pour surmonter la peur qui régnait inévitablement dans le coeur de chacun. Faisant face à l'entrée à laquelle ils avaient été assignés, Yuurei la croyante serrait contre son coeur son petit chapelet sur lequel pendouillait le signe distinctif de sa religion bizarre. Les sciences occultes pour elle n'avaient aucun secret, tandis que ses deux camarades la fixaient d'un oeil perplexe à chaque fois qu'elle en parlait. Elle disait ne pas souhaiter la chance, non, elle souhaitait le mauvais-oeil pour tous ceux qui croiseraient leur route ! Quelle charmante fillette, n'est-ce pas ? Dés que le départ fut donné, ils optèrent pour un rythme modéré, ne voulant pas s'épuiser avant même de trouver le second parchemin. Pour cette épreuve, rien n'interdisait la diplomatie, un domaine qu'affectionnait particulièrement Dantõ. Trouvant un lieu suffisamment haut, les trois Genins décidèrent d'attendre qu'une proie tombe dans leurs filets. Le brouillard était un avantage certain pour la jeune fille qui pouvait s'en servir pour améliorer ses illusions, elle en profita alors pour placer un leurre dés qu'on put entendre aux alentours des mouvements. Elle créa plusieurs mirages représentant son équipe. Il était difficile de les rater ainsi, et ils étaient particulièrement efficaces pour servir d'appât. Les mirages ne prirent pas longtemps pour se rendre utile, face aux faux Meigetsu, Dantõ et Yuurei vinrent se présenter une équipe. Selon leurs bandeaux, il s'agissait de Genins provenant d'Iwagakure. Les opposants étaient tous les trois des garçons, plutôt bien bâtis, on pouvait en déduire de là qu'ils étaient de bons combattants au corps-à-corps : une chance pour les trois de Kirigakure qui se trouvaient plus efficaces contre ce genre d'adversaires. Ils semblaient extrêmement sûrs d'eux, leurs visages durs comme la roche accompagnaient leurs paroles.

▬ Vous avez le choix, ou vous nous donnez votre parchemin gentiment, ou on vous l'arrache de nos mains ! dit le garçon du milieu.

Malheureusement, Yuurei n'était pas encore assez compétente pour octroyer le don de parole à ses mirages, alors elle se contenta de leur faire faire des mouvements craintifs. Pendant qu'elle manipulait habilement ses créations, ses équipiers étaient partis toujours aussi discrètement encercler l'équipe adverse. Dés qu'ils furent en position, ils observèrent le garçon s'approcher des mirages qui lui tendaient un parchemin illusoire. Lorsqu'il tenta de le prendre, il se rendit compte trop tard de la supercherie : sa main passant au travers, il se retourna avec un visage secoué en voulant donner à ses camarades l'ordre de se tenir sur leurs gardes. Ses yeux sortirent presque de leurs orbites quand il aperçut ses compagnons au sol. L'un était sous les pieds de Dantõ, un pic de glace planté dans la nuque; son sang se se répandait au sol comme une petite rivière. Le second également à terre était sur le dos, son visage était encore expressif mais la main de Meigetsu y était posée. Cette main ne semblait plus très solide, en effet, il l'avait liquéfiée et étouffait son adversaire tentant de se débattre. Bien vite, tout son corps perdit le souffle, il ne restait plus que le dernier gros bras. Celui-ci perdit tout à coup son air supérieur et sûr de lui ! Bégayant quelques paroles incompréhensibles, il tenta de s'enfuir en laissant derrière lui le parchemin de son équipe, priant le ciel pour que les Kirijins lui laissent la vie sauve.

▬ Je vais le rattraper ! s'exclama Dantõ
▬ Laisse, nous avons ce que nous voulons. dit Meigetsu d'une voix calme tout en retenant son ami par le bras.

Ils avaient été parfaits, et en un temps record pensaient-ils lorsque la fille les eut rejoint. Ils ne leur restait plus qu'à traverser ce long chemin semé d'embûches, et il semblerait que c'était là la plus grande difficulté pour eux. Entre les pauses fréquentes du jeune Hõzuki qui devait se réhydrater à chaque instant, la nature même qui voulait leur mort et le fait de devoir éviter de se retrouver face à d'autres équipes. Ils arrivèrent sans plus d'encombres après presque deux jours de route, de cachette et de pauses boissons. Le nombre de participants avait grandement diminué, prouvant la dangerosité de cette épreuve. Pourtant les jeunes de Kiri n'en avaient pas du tout perdu leur détermination, ils voulaient réussir, alors ils réussiront ! La prochaine étape s'annonçait simple : des combats en un contre un qui déterminerait les capacités de combat de chacun. Entre temps, il fallait un bon mois de repos pour les petits qui avaient réussi à esquiver la mort dans cette dernière épreuve infernale. Le corps endolori de Meigetsu semblait ne plus vouloir continuer, mais son esprit combattant l'interdisait strictement de laisser tomber. Son frère quant à lui s'effaçait de plus en plus, mais c'était tout de même un soulagement de voir qu'il avait pu s'en sortir vivant et qu'il continuait l'examen. Pendant ce mois de repos et de préparation, les candidats développèrent de nouvelles aptitudes, renforcèrent celles qu'ils avaient déjà, et avaient tout pour réussir tous autant qu'ils étaient ! Pourtant, une bonne moitié devait échouer. L'arène du village était l'un des seuls endroits à ne pas être constamment plongé dans un brouillard sans nom, abrité entre de grands murs il était même plutôt radieux. Les gradins étaient remplis à craquer et les murmures faisaient un bruit de bourdonnement dans tout l'établissement. Un seul Jônin du village se tenait au beau milieu, avec près de lui une petite caisse contenant les noms des participants. Oui, les moyens semblaient rustiques mais à Kiri l'on n'avait pas le temps d'installer de beaux tableaux automatiques comme à Konoha ! Après avoir rempli sa fonction d'électriser la foule avec de belles paroles, il plongea enfin les mains dans les petits parchemins et en ressortit deux. Les lisant à haute voix, il énonça les noms des deux combattants qui allaient disputer le premier affrontement. Un garçon de Sunagakure contre un autre de Kumogakure, hein ? Les spectateurs des villages concernés semblaient particulièrement intéressés, sûrement parce qu'ils connaissaient les capacités de leurs compagnons. Le garçon aux cheveux bleus se trouvait aux côtés de son équipe et de leur sensei au dessus de l'arène, il regardait avec attention pour voir de quoi étaient faits les gens venus d'ailleurs. Et, aussi étonnant que cela puisse paraître, Meigetsu se sentait légèrement dépassé en voyant la qualité de leurs combats. Les duels défilaient, et encore aucun des trois jeunes étaient passés, le trac compressait leurs estomacs si bien qu'ils perdaient petit à petit l'envie de combattre. Enfin, sauf Dantõ qui demeurait aussi chaud malgré son affinité pour le froid. Deux combats plus tard, les noms firent résonner la salle dans une clameur inouïe. Pourquoi ? Parce qu'on était impatient de voir comment cette surprise allait se dérouler. Levant les yeux vers les combattants, l'examinateur annonça d'une voix portante :

▬ Hõzuki Meigetsu ! Contre ... Hõzuki Shingetsu !

La surprise était d'autant plus frappante pour les deux frères, mais de manières différentes. Pendant que l'aîné était plutôt réjoui à l'idée de pouvoir s'en prendre à son rival fraternel en toute légalité, le plus jeune ne voulait pas vraiment se mesurer à sa famille. Pourtant, il n'y avait pas d'autres solutions : ou il combattait, ou il abandonnait. Et la seconde option était tout à fait inconcevable ! Parmi le public de Kiri, l'on savait pertinemment que Meigetsu était supérieur à son frère, mais les arrivants des autres pays n'en avaient pas la moindre idée et attendait d'eux un spectacle aussi épatant que les autres. Ils étaient face à face, deux personnes du même sang, deux frères, forcés à s'affronter. Deux visages différents, portant deux expressions différentes. Pourtant ils étaient quelques peu ressemblants entre eux. Un visage démoniaque et vengeur noircissait la pâle figure de Shingetsu, tandis qu'un visage en apparence impassible et vide ornait celui de Meigetsu. L'examinateur leva la main au ciel, signe du départ. Aussitôt, l'aîné sortit de ses deux étuis positionnés près de ses cuisses deux sortes de dagues et se rua sans broncher sur son adversaire. Selon certains, ces deux petites lames étaient la raison pour laquelle leur père préférait son dernier fils, en effet il est dit qu'il préfère les vraies épées plutôt que les petites dagues qu'il traite de couteaux de cuisine. Pourtant le garçon était très compétent dans leur usage, et était bel et bien déterminé à prouver que ses dagues étaient toutes aussi efficaces que les épées. Mais dans son geste présent, il n'avait pas l'intention de battre son frère et cela se voyait : oui, ils sont tous les deux tout à fait conscients que les attaques physiques n'avaient que très peu d'effet sur eux, alors se battre aux armes ne servirait en rien à la victoire. Au contraire, ce que Shingetsu voulait faire ici était de donner au public le spectacle qu'il attendait. Et Meigetsu ne le décevrait pas, sortant in-extremis son katana, il para le coup de son frère. Tous les deux s'entraînèrent dans une danse de lames rythmée par le bruit du métal qui se frappe. A chaque coup paré, de petites étincelles tombaient, donnant un aspect enragé à la bataille qui poussait de plus en plus la frénésie des spectateurs. Bientôt la danse allait changer de sens. Se reculant d'un bond, Shingetsu décida de se donner en spectacle à nouveau. Effectuant une belle pirouette sur lui même en balayant le sol du pied, il cracha après une série de signes une grande quantité d'eau à utiliser ultérieurement. L'eau, les armes et le corps-à-corps étaient des choses contre lesquelles les Hõzuki étaient naturellement résistants, et pourtant il s'en servait. Meigetsu quant à lui ne faisait que suivre les pas de son frère et répondait à chacune de ses attaques de manière équivalente. L'arène était désormais inondée. Après une seconde série de signes, l'aîné frappa l'eau du pied et la fit voler en l'air. Celle-ci prit la forme de petits piranhas et foncèrent droit vers son opposant. Esquiver aurait été drôlement inutile, il pouvait se contenter de prendre l'attaque de plein fouet sans craindre le moindre dégâts grâce à son corps aqueux. Pourtant, enjoué par l'enthousiasme de son frère, il décida quand même de lui aussi faire de belles actions. Sautant dans la direction des poissons d'eau, il tourna sur lui même en tenant fermement son arme, les tranchant un à un. Mais le grand garçon avait disparu, et la figure acrobatique du petit lui avait empêché de voir où. Alors qu'il retombait vers l'eau au sol, il scrutait l'arène des yeux. Son frère n'étant absolument nul part, il en déduit qu'il se trouvait dans l'eau. Et il n'avait pas tord ! Le fourbe ! Prenant avantage de la position encore dans les airs de son rival, il surgit de l'eau comme un diable en boîte en s'apprêtant à le poignarder. Le coup fut paré de peu, mais il put tout de même sentir la lame caressait sa peau. Les deux côtés s'éloignèrent et se regardèrent, l'aîné s'écria :

▬ Tu ne suis plus la danse, génie ?
▬ A quoi est-ce que tu joues... Je ne compte pas perdre parce que tu es mon frère ! rétorqua le plus jeune.
▬ Regarde-toi ! Tu parles comme si c'était une ÉVIDENCE que tu gagneras ! Va en Enfer ! Tu n'as jamais été mon frère !! Fini de jouer, fils à papa, c'est à moi que revient le grade de Chuunin ! lança Shingetsu, plus énervé que jamais.

Les choses sérieuses commencèrent à ce moment précis. Autant les shinobis de Kiri que ceux des autres villages n'avaient aucune idée de comment cet affrontement allait se terminer, aucun d'eux ne semblait avoir l'avantage. Les cris du public avaient été remplacés par un silence tendu de suspens. L'on regardait en retenant son souffle, comme si les enfants jouaient le sort du monde entier. Et lorsqu'il annonçait avoir fini de jouer, Shingetsu ne plaisantait pas. Autour de lui l'on pouvait voir le chakra s'amasser, si bien que l'eau qui se trouvait sous ses pieds se mit à flotter en tourbillonnant autour de son corps. Qu'est-ce qu'il faisait ? Son visage changeait graduellement de couleur, passant de son teint habituel à une couleur rosée avant de devenir foncièrement rouge en quelques secondes. L'eau s'évaporait : les Konohajins se questionnaient et pensaient tous avoir face à eux l'activation des Portes des Limites si bien connues chez eux. Mais il n'en était rien, non. Pendant ce dernier mois, le garçon avait eu le temps de développer ses capacités à un point remarquable ! Être capable de découvrir une nouvelle affinité à son âge, sans Kekkai Genkai au préalable était une chose surprenante ! C'est là qu'il dévoila ses récentes prouesses, l'eau qui tournoyait autour de lui s'embrasa rapidement, et bientôt, une gerbe de flammes entourait le corps du Hõzuki. Il lâcha ses armes et se rua sans attendre sur son frère en criant de toutes ses forces :

▬ Je l'ai gardée exprès pour toi ! Kameana no Jutsu !!

Tirant parti de la chaleur de ses coups, il avait l'intention de réellement tuer son frère par évaporation. Donnant une volée de poings enflammés, sa technique avait pourtant une terrible contrepartie : étant lui-même un Hõzuki, il risquait de s'évaporer par la même occasion. Meigetsu tenta de parer les coups grâce à son katana, mais il se brisa sous le choc. Il était désormais sans défense face à un démon enragé. Il s'était même fait propulsé contre le mur de l'arène, impuissant, il essuyait les coups de son frère en sentant ses forces le quitter au fur et à mesure. La vapeur qui s'échappaient de l'affrontement faisait monter la température de l'ensemble de la structure. Pendant qu'il était acculé par les coups de poings, le pauvre garçon songea à toutes ces fois où il aurait voulu avoir un frère qui l'aime, à toutes ces fois où il s'était efforcé de ne pas rendre la vie de son frère pire qu'elle ne l'était déjà... Toutes ces fois où, secrètement, il aurait voulu entendre un simple "je t'aime" de la bouche de son frère ! Dans ces pensées, il avait constitué au fil des années une photo à partir de ce rêve; une photo de famille imaginaire qu'il voulait voir se réaliser un jour, une image où son père, sa mère, son frère et lui-même étaient réunis et souriants, où un véritable amour familial remplaçait la tension constante qu'il y avait entre eux. Mais pendant qu'il était roué de coups, les yeux fermés il déchirait petit à petit cette photo mentale. A chaque coup, il la déchirait un peu plus. Finalement, il arracha dans sa tête l'image en séparant son frère du reste de la photo : à ce moment il se dit qu'il n'avait plus de frère et qu'il n'avait plus rien à faire de ce garçon qui se prénommait Shingetsu Hõzuki. Son corps affaibli se liquéfia en prenant le risque de disparaître sous la chaleur, mais il put totalement s'enfouir sous l'eau environnante. Il absorba toute cette eau et réapparut en une grande masse d'eau à l'allure de monstre en prenant le garçon en son centre. Les flammes n'étaient pas suffisantes pour affecter tout le liquide, et au contraire en furent éteints. Au sommet de la masse d'eau l'on pouvait voir la bouche de Meigetsu, ou plutôt ses dents pointues serrées par le chagrin. Son frère était pris au piège dans son corps énorme, l'eau avait totalement refroidi ses ardeurs et il n'était maintenant qu'à quelques secondes de la noyade. Une petite quantité d'air sortit de la bouche de l'aîné qui suffoqua et perdit connaissance. Lorsque le corps était totalement inerte, le dernier fils relâcha l'eau qu'il avait amassé jusqu'à retrouver sa forme normale. Il était épuisé, trempé mais encore conscient. L'examinateur vérifié l'état de Shingetsu : celui-ci était sur le dos, les yeux totalement blancs et inconscient. Il n'y avait plus de doutes maintenant, Meigetsu fut déclaré vainqueur.



Depuis, ils suivent chacun leurs chemins propres : Dantõ a réalisé son rêve de devenir un fier Oinin de Kiri, Yuurei quant à elle a décidé de s'impliquer davantage dans les croyances et en est devenue une maître en Genjutsu et en Fuuinjutsu. Le Hõzuki de l'équipe eut la même chance que ses camarades. Un beau jour, alors qu'il revenait d'une mission périlleuse en tant que Jônin du village, il fut demandé par le Mizukage Chojurô lui-même. Une telle convocation ne semblait présager que plus de travail, pourtant, lorsqu'il arriva au bureau il put être surpris par la présence d'une des armes les plus réputées du village et du pays entier ! Accueillant le shinobi dans ses quartiers, le Mizukage prit la parole d'une voix sûre :

▬ Meigetsu Hõzuki, tes services pour le village t'ont valu une grande renommée, et encore plus en tant que bretteur d'exception. Tu dois savoir que suite à la Quatrième Grande Guerre, Kiri a pu mettre la main sur cinq des épées légendaires que nous avions perdu par le passé ? Nous avons pu reconstituer en partie l'unité des Sept Epéistes de la Brume composant ma garde personnelle et, en tant que porteur d'Hiramekarei, je dois dire qu'il nous manque encore quelques membres. Une place vient tout juste de se libérer, le village de Kumo nous a envoyé cet homme que l'on nomme Bee. Celui-ci avait pu récupérer Samehada après avoir défait Kisame Hoshigaki. Suite à l'alliance, leur village a accepté de nous rendre notre bien, et, ma foi, ce n'est que justice.
▬ Mizukage... Vous n'êtes pas sérieux ?! dit le jeune homme surpris.
▬ Je n'ai pas l'habitude de beaucoup rigoler lors de mon travail, vois-tu, l'alliance s'est dissoute et nous ne sommes jamais à l'abri d'une attaque, et que serait la puissance de Kiri sans les Sept Bretteurs ? Je serais honoré de te compter parmi les nôtres.

Les épées restantes étaient au nombre de cinq. Elles étaient toutes magnifiques, les voir ensemble était presque une bénédiction divine pour Meigetsu qui en avait rêvé toute sa vie. Alors qu'il s'en approchait doucement, l'épée qui venait d'être récupérée, Samehada, se mit à bouger, pour la plus grande surprise du jeune homme. Il n'était pas encore au courant que cette arme était capable de mouvement, ni même de bruitages. Poussant de petits gémissements en gigotant, l'épée serpentait vers la main du nouveau membre des sept. Elle avait choisi son porteur, une chose qui épata même le Mizukage :

▬ Eh bien ça alors ! Qui l'aurait cru, Samehada semble avoir décidé à ta place ! Qu'en dis-tu ?
▬ J'en... J'en serais ravi ! répondit le Hõzuki en saisissant d'une main confiante sa nouvelle acolyte.

C'est ainsi que, à l'instar de ses camarades, Meigetsu put atteindre la carrière dont il avait tant rêvé depuis son plus jeune âge. Il était désormais l'un des Sept Epéistes Légendaires de la Brume et, qui plus est, porteur de l'épée la plus renommée des sept : Samehada, Peau de Requin !
 




 
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Dernière édition par Hôzuki Meigetsu le Jeu 21 Mai - 14:27, édité 22 fois
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Uchiha Shinji
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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Mar 12 Mai - 16:41
Hey ! Je te souhaite la bienvenu sur Naruto Jiyuu. En espérant que tu t'y plairas Wink
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Hôzuki Meigetsu
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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Jeu 14 Mai - 21:11
♦️ Merci à toi Smile Présentation terminée \o
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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Ven 15 Mai - 10:33
Salut et bienvenue sur le forum Smile

On va s'occuper de ta présentation bientôt, désolé pour l'attente ^^'

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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Ven 15 Mai - 11:33
Bienvenue et Bonjour à toi Hozuki-san

Après petite lecture de ta fiche de personnage. Je dois dire que j'ai quelques précisions à ajouter. Ton examen des Chuunin est très similaire à celui que font Konoha avec Suna, ce n'est pas très grave de ce côté-là. Par contre, il y a un petit détail qui me pose problème, c'est ton passage au niveau Juunin. Tu n'en parles pas beaucoup, comment es-tu devenu Juunin ? Il y a un examen ? Un concours écrit ? Un entretien ? N'hésite pas à inventer, on sait très peu de choses sur cet examen et sur le village de Kiri, donc libre à toi d'innover.

Pour la fin, c'est le fait d'être un épéiste légendaire. Je n'ai rien à dire, ta présentation est très bien faite et assez plaisante à lire. Toutefois, n'oublie pas qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Es-tu prêt à accepter ces responsabilités ?

Pour finir, ajoute un petit peu plus sur ton passage du niveau Chuunin au niveau Juunin et cela devrait convenir pour ta validation. Quand tu auras modifié, tu écriras un message à la suite comme suit.

"Moi, Prénom du Clan Nom du Clan, j'accepte la responsabilité qu'incombe l'obtention de l'Epée Légendaire Samaheda. Je promet également de mettre ma vie au service du village caché de la Brume et mon honneur au service du Rokudaime Mizukage-Sama. Je jure de donner ma vie afin de protéger la sienne. Mon engagement à son service ne s'achèvera que lorsque ma vie sera prise par la mort ou que mon honneur soit déchu."
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Hôzuki Meigetsu
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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Jeu 21 Mai - 14:29

( Bonjour Smile
D'abord merci pour les remarques. Ensuite, je travaille sur le rajout demandé, mais étant donné la longueur limite je serais forcé de poster un nouveau message pour éclairer le passage au grade de Juunin. )

♦️ Après ces événements, Shingetsu en retint des séquelles irrémédiables, il avait abusé sur la température et s'était endommagé lui-même les bras si bien qu'il n'était plus capable de former le moindre signes, ni de tenir ses dagues. Pendant plusieurs mois, il sera gardé en soins intensifs. Pour Meigetsu au contraire, les choses étaient bien plus radieuses. En effet, ayant réussi haut la main les épreuves, lui et son équipe passèrent au grade de Chuunin sans plus de soucis. En peut-être trois années de loyaux services, leurs capacités avaient augmenté de façon considérable, et leur amitié avait fait d'eux l'une des meilleures équipes du village. Si bien que, du haut de leurs 16 ans, ils firent l'objet de toute une machination. Ils avaient été chargés d'une mission visiblement importante, tout du moins suffisamment pour qu'elle soit classée de rang A. Il s'agissait de pénétrer en territoire hostile et d'y pratiquer plusieurs.... Opérations particulières. En effet, le pays étant composé de plusieurs petites archipels, il n'était pas rare que des bandits de bas étages y viennent établir leurs campements, mais là, il ne semblait pas s'agir de petites frappes. Plusieurs attaques avaient été recensées sur les navires marchands constituant la base de l'économie de Kirigakure, sa position assez coupée du monde par les eaux ne permettant pas d'autres moyens d'échange. Les témoins ayant eu le miracle de sortir vivants de ces attaques rapportaient plus ou moins la même chose : des navires remplis de criminels, qui ne se revendiquaient pas ninjas mais plutôt pirates, des Kaizokunin. L'on racontait que plusieurs navires différents avaient été repérés, mais tous portant une seule et même bannière : il s'agissait de l'équipage de Shirohige. Rien de plus n'étaient présents dans les rapports, mis à part que ces fripouilles usaient des mêmes arts qu'eux, les ninjas, et qu'en somme ils n'étaient différents que par leurs attitudes. Les trois shinobis avaient pour mission de partir en éclaireur, de trouver puis d'infiltrer l'île aux alentours de Kiri infestée par ce fléau et d'en retirer le maximum d'informations pour que le village puisse préparer sa contre-attaque. Au court de cette mission, une énorme discrétion était préconisée, le niveau de dangerosité de ces canailles n'étant encore que peu cerné. Pour cette mission périlleuse les trois jeunes shinobis avaient un délai d'une semaine pour se préparer. Meigetsu profita de ce temps pour s'équiper de plusieurs bouteilles d'eau, et s'entraîner légèrement juste assez pour ne pas que sa lame ne soit émoussée.

♦️ En même temps que le soleil se levait sur la Brume, les trois ninjas passèrent les larges portes séparant le village au reste du pays. Il était prévu qu'ils empruntent un bateau, mais ce serait beaucoup trop voyant et par conséquent risqué. Alors, pour leur plus grand bonheur et leur curiosité juvénile, ils furent en droit d'emprunter un moyen de transport unique au village. De la même façon que les autres factions usent des faucons messagers, le village de Kiri avait, depuis au moins l'époque du second Mizukage, dressé des animaux aquatiques dans le but d'en faire d'excellents transports à la fois rapides et discrets. Arrivés au pont, leur surprise fut agréable : une sorte de grande baleine blanche à l'air un peu vieille et expérimentée, un fait que l'on pouvait deviner par la belle cicatrice fermant son oeil droit, les attendait de pied... Ou plutôt de nageoire ferme ! Avant de partir, l'homme en charge des baleines transporteuses leur rappela que leur mission ne devait pas mettre leur vie en jeu, il ne s'agissait que de reconnaissance qui sera cruciale pour la suite des opérations concernant l'offensive orchestrée par la nation ! Il n'était pas faute de le rappeler, surtout quand on connaissait le tempérament chaud d'au moins deux des trois ninjas. Ils acquiescèrent d'un sourire accompagné d'un hochement de tête avant de pénétrer dans la gueule béante de l'animal. L'intérieur n'était pas luxueux, m'enfin ils s'en doutaient, mais ils ne l'imaginaient pas aussi insalubre. En effet, les parois roses de cet intérieur étaient ici et là parsemées d'une substance verte qui, à première vue, semblait être des algues, de la mousse et d'autres végétations marines. Les longs filaments servant de dents à l'animal laissaient de temps en temps passer un peu d'eau, pas de grandes quantités fort heureusement, mais suffisamment pour que le niveau se stabilise à leurs chevilles. La baleine était bien pratique pour ce qui était de la discrétion, en effet, à la surface l'on ne voyait pas même un aileron dépasser ! Elle était pourtant bien obligée de remonter à certains moments pour respirer, et c'était à ce moment que les shinobis pouvaient jeter un oeil aux activités extérieures. Une heure, une heure et trente minutes, une heure et quarante-cinq minutes... Les heures défilaient sans que rien de suspect ne se passe. Au bout de la troisième heure, un bruit d'explosif se fit entendre. S'empressant de remonter, la bête marine permit à ses locataires de voir ce qu'il en était. Au loin, un navire avait tiré au canon. Le bateau ciblé était facilement reconnaissable par son drapeau : il arborait les quatre vaguelettes symbolisant le village de nos trois sujets. Meigetsu, excité à l'idée d'affronter ces fameux Kaizokunins serraient déjà les poings avant de se faire rappeler à l'ordre par Yuurei : aucun affrontement non-nécessaire ! Ils demandèrent tout de même à la baleine d'approcher discrètement. Lorsque l'embarcation vivante fut suffisamment proche, ils échafaudèrent un léger plan de fortune leur permettant d'avoir une meilleure vue sur la situation. Usant de la technique de métamorphose, ils prirent l'apparence de simples marchands avant d'infiltrer le navire allié. A bord, l'on pouvait voir les vrais civils apeurés se cacher ou protéger leurs ressources grâce à leurs armes blanches. Il y avait aussi une petite quantité de ninjas, peut-être quatre ou cinq, probablement chargés de garder la marchandise contre d'éventuels bandits. Mais la bataille semblait bien plus rude qu'ils ne l'auraient prévu ! Meigetsu prit le temps d'observer avec attention les ennemis et de noter tout ce qui avait le mérite de l'être : pour commencer le drapeau, il n'y avait pas de doutes il s'agissait bien de l'équipage du fameux Shirohige, le voile noir marqué d'un crâne blanc affichant un sourire narquois et avec une moustache blanche en plein milieu ne trompait pas ! Il fallait ensuite remarquer les hommes présents, la majorité de l'équipage ne semblait même pas s'attarder sur le combat et s'occupaient de piller les marchandises, par contre, il y en avait un autre, qui se distinguait des autres par son style, qui se battait comme un féroce lion contre les shinobis qui n'avaient même pas l'air de lui demander un grand effort. Les deux yeux perfides du Hõzuki analysaient cet homme en particulier de haut en bas. Il était blond, une belle moustache de la même couleur tressaillait au-dessus de sa bouche pendant qu'il combattait, et une petite barbiche également dorée à son menton. Ses vêtements étaient majoritairement verts, il semblait même plutôt aisé pour un pirate ! A la main il portait une épée à une main qui, par l'oeil avisé d'épéiste de Meigetsu, ne semblait pas commune. Mais il avait déjà lu quelque chose sur ce type d'arme, il s'agissait d'une rapière, une lame fine et extrêmement légère appréciée pour sa rapidité notamment par les jeunes riches. Dans sa tête, le jeune Hõzuki sentait un intérêt soudain apparaître pour l'épée de cet homme. Il se battait avec une telle aisance, sa grâce et ses mouvements fluides donnait l'impression d'une danse et forçait l'admiration. Mais qui est-il ? Et d'où vient-il pour être capable à lui seul de faire face à des shinobis et tout ça sans l'usage apparent de ninjutsu ! Secrètement, le garçon commençait à comprendre pourquoi cet équipage était tant redouté, et il craignait d'ailleurs qu'il y en ait d'autres comme lui ! Il aurait voulu partir à sa rencontre et l'affronter, un duel entre bretteurs lui aurait beaucoup plu ! Mais il n'en avait pas l'ordre, il devait principalement récolté le maximum d'informations. Épris par son excitation habituelle, il partagea une idée avec ses équipiers : il allait s'infiltrer sur le navire ennemi et, de là, remontera jusqu'à la source pour localiser la base d'opération de ces criminels. Sur le papier, l'idée semblait plausible, quoique dangereuse, mais aux yeux des autres elle était insensée. Ils rechignèrent vivement d'abandonner leur allié seul, mais après tout il était lui-même volontaire. Dantõ se proposa tout de même pour venir avec lui, tous les deux étant les plus capables en matière d'opérations furtives. Ainsi, Yuurei était chargée de retourner au village et de prévenir les hauts-placés sur l'avancement de la mission.

♦️ Se dirigeant vers la cale en évitant les pillards, Meigetsu se liquéfia dans les barils de vin tandis qu'ailleurs, avec la marchandise froide, Dantõ se fit passer pour une belle statue de glace visiblement de grande valeur. Les deux petits rusés furent effectivement embarqués avec le reste des ressources et stockés dans la cale du navire ennemi. Le voyage fut assez bref, la vitesse du bateau était notable, comme s'ils possédaient une quelconque sorte de propulsion étrangère. Ils vinrent décharger leur butin, et les ninjas infiltrés avec ! Quand ils furent sûrs qu'ils ne risquaient plus la détection, ils reprirent chacun leurs formes originales. Meigetsu se trouvait amusé d'en ressortir couvert de liqueur et espérait que la forte odeur de l'alcool n'allait pas lui porter préjudice. Ensemble, ils traversèrent de long en large les lieux en notant tout ce qui pouvait être suspect. La chose la plus remarquable était la grande richesse des salles de stockage, de pleins barils de vins, des caisses entières de nourritures délicieuses et dans certaines salles même de gros coffres débordant de richesses, d'or et de pierres précieuses. Tout ceci avait réussi à éveiller la nature cupide de Dantõ qui avait évoqué l'idée de ramener avec eux une partie de ces trésors, bien entendu en ne disant rien à personne. Mais leur esprit devait restés focalisés sur leur tâche ! Après une longue session d'exploration, ils finirent par tomber sur quelque chose d'intéressant. Derrière une porte plus belle et ornée que les autres, ils entendirent des voix. Sur le haut de la porte il y avait un hublot, de là, ils pouvaient apercevoir au moins sept personnes. Parmi eux, Meigetsu put reconnaître l'homme à la rapière. Il se trouvait debout, dos à la porte et aux côtés de cinq autres hommes... Ou plutôt quatre autres hommes et une femme. Face à eux, un vieil homme assez costaud se trouvait assis. Son visage était familier, en effet, il ressemblait au crâne décorant le drapeau de leur navire, par déduction il s'agissait donc du fameux Shirohige ! Ceux qui se trouvaient face à lui paraissaient forts, au même titre que l'homme en vert, mais leurs styles vestimentaires ne permettaient pas aux deux garçons de les prendre totalement au sérieux, d'ailleurs, ils durent étouffer avec difficulté un rire moqueur derrière cette porte. A vrai dire, leurs habits semblaient venir d'un autre temps, l'un d'entre eux portait une cape rouge et avait à sa ceinture un beau marteau, la femme quant à elle était vêtue d'une armure de fer et avait à son dos un bouclier ainsi qu'une épée, un autre à la crinière rousse semblait bien dodu et plus grand que les autres et avait sur le dos une hache de guerre, le dernier semblait habillé d'une robe verte et noire et avaient de longs cheveux noirs et était équipé d'un bâton de combat ! Aucun d'entre eux ne paraissait connu des deux Kirijins, mais leurs descriptions pourraient peut-être permettre aux autorités de les identifier. Meigetsu et son camarade tendirent l'oreille pour écouter leur conversation :

▬ ... Encore une fois nous avons triomphé, sire. dit l'homme à la rapière
▬ Hé hé hé, je n'ai jamais douté de toi.. Ni d'aucun d'entre vous, mes petits, vous êtes ma fierté après tout. Ce n'est pas pour rien que je vous ai toujours à mes côtés, je suis chanceux d'avoir formé ceux qu'on appelle les Nantoroku ! répondit le vieil homme à la barbe blanche sur un ton satisfait
▬ Quel est notre prochaine cible, capitaine ? demanda la jeune femme
▬ Patience, tout doux, Kusha, pourquoi es-tu si hâtive ? Célébrons, festoyons, nous sommes encore et toujours victorieux ! Nous avons le temps et les moyens d'attendre ! Hossô, as-tu relevé des agissements soupçonneux autour de la base ? rétorqua le vieux
▬ Eh bien, à ce sujet ... commença celui au bâton. Ritsu ? dit-il en regardant l'homme à la cape rouge
▬ Je sais. Juste là. répondit-il calmement
▬ Très bien... Prenez votre temps, mais pas trop quand même, Ritsu ! Hossô ! Kusha ! Kegon ! Sanron ! Jôji ! Faites ce que vous savez si bien faire ! ordonna le capitaine

♦️ A ces mots, la troupe se dirigea vers la porte, il semblerait qu'ils avaient déjà repéré la présence des deux garçons de Kiri ! De ce qu'ils avaient pu entendre, Hossô et Ritsu étaient ceux aux capacités sensorielles. Mais ils avaient pu prendre la fuite, Dantõ avait pris ses jambes à son cou pendant que Meigetsu s'était liquéfié et avait fui par les failles du plancher pour couler au niveau inférieur. Mais les six personnages menaçants ne tarderaient pas à les retrouver, ils avaient décidé de se séparer pour leur rendre la tâche plus difficile, le premier à s'échapper aurait pour but de prévenir le village. Désormais seul, sans même son amie Yuurei pour désorienter ses poursuivants, le jeune homme devait à tout prix s'en sortir ce qui ne lui semblait pas une tâche ardue. Oui, le bateau est entouré de part et d'autre d'eau, son élément personnel, l'endroit où rien ni personne pourrait le retrouvé s'il s'y cachait, bien qu'il n'aime pas du tout l'eau de mer qu'il jugeait trop salée et irritante. Ce qui le dérangeait le plus ici, était de devoir laisser son compagnon face à ce danger. Pendant une minute, il regrettait légèrement d'avoir dû partir vers une alternative aussi dangereuse, même si son idée de s'introduire sur le navire avait au moins permis de connaître l'ennemi ce qui est une information de grande valeur. Là où il était, il était entouré d'armements divers. Il y avait des barils de poudre, des boulets de canons de toutes les sortes, même d'étranges appareils semblables à de petits canons portatifs sûrement venus d'ailleurs. Des sabres courbés étaient également présents, on appelait ça des cimeterres, Meigetsu avait lu quelque chose à leur propos pendant qu'il étudiait les différentes épées existantes. Son coeur d'épéiste aguerri était bien tenté d'en subtiliser un mais il n'avait pas le temps de penser à son intérêt personnel à un moment pareil, peut-être plus tard si tout jamais ils parvenaient à s'en sortir en vie ! Se déplaçant avec prudence et discrétion comme il avait toujours été entraîné à faire il naviguait à travers les différents couloirs dans l'espoir de trouver ne serait-ce qu'un hublot pour passer par dessus bord en priant le ciel pour que Dantõ ne se fasse pas prendre pendant ce temps. On pouvait entendre le reste de l'équipage sur le pont discuter de leurs fortes voix, rigoler et s'insulter dans la plus grande convivialité qui soit. Visiblement, seuls les six précédents étaient au courant de l'intrusion. Arrivé dans un long couloir, il pouvait percevoir une sortie, provoquant chez lui un énorme soulagement. Au même moment, il put entendre des bruits de pas précipités, quelqu'un venait surement à sa recherche. Il tenta d'ouvrir le hublot, mais sans succès, il était bien fermé. Plus les pas se rapprochaient, plus il sentait l'eau composant son corps de Hõzuki s'agiter. En rupture d'idées, il se décida à sortir son katana et se servit du manche pour briser la vitre provoquant un grand bruit de fracas. La personne venant arriva juste à temps pour voir un pied filer par cette fenêtre brisée mais aussitôt qu'elle passa la tête pour voir au dehors, rien. Meigetsu avait pu se liquéfier pour tomber dans l'étendue aquatique et s'y fondre comme s'il n'y était pas. Après une petite minute, il reprit sa forme normale et flottait à la surface, regardant le navire s'éloigner vers une sorte d'île au loin visiblement peu chaleureuse avec ces montagnes aussi pointues que ses propres dents. Il eut une dernière pensée pour son ami resté à bord et se résolut à aller chercher de l'aide au plus vite. La baleine de transport n'était plus là, Yuurei s'en était servie pour retourner au village. Alors le Hõzuki mordit son pouce et profita de son environnement; il posa la main ensanglantée à la surface de l'eau, un sceau noir se dessina aussitôt et, hors d'un large nuage blanc, un piranha de taille moyenne fit son apparition. Le poisson avait un air menaçant, ses crocs acérés dépassait de sa gueule, et son regard était froncé. Saisissant la nageoire dorsale de l'animal, Meigetsu se laissa transporter pendant que le poisson fendait l'océan à une vitesse impressionnante.

♦️ Le voyage fut relativement long, les côtes de Kirigakure étant assez reculées, mais il y parvint éventuellement. Là, il ne prit pas un instant pour souffler et se rua jusqu'à le bureau du Mizukage, suppliant une entrevue urgente. S'expliquant auprès de Chojurô, ce dernier fit le nécessaire pour venir en aide au shinobi resté dans le camp ennemi en espérant qu'il n'était pas trop tard. Quand vint le moment de décrire l'ennemi, Meigetsu s'exprima avec le plus de détails possibles :

▬ L'équipage de ce Shirohige semble s'appuyer sur la présence de six personnes particulièrement puissantes, Mizukage-sama ! Je n'ai aucune idée de qui ils sont, ni de quoi ils sont capables, mais j'ai pu voir l'un d'eux se battre et il tenait tête sans sourciller à quatre de nos shinobis en même temps ! Dantõ et moi avons pu connaître leurs noms... Il s'agissait des ... Nanto... Nantoroku ! Hossô, Ritsu, Kusha, Kegon, Sanron et Jôji, oui, c'étaient leurs noms !

Pendant un moment, une lumière d'horreur éclaira le visage du Mizukage avant de répondre

▬ Im... Impossible ! Ils n'avaient plus donner signe de vie depuis des années, on les croyait tous morts ! Ces six là sont dangereux et pourraient avec seulement de légères difficultés tenir tête à nos sept épéistes ! La seule chose qui fasse la différence est notre supériorité numérique d'un membre... Très bien, bon travail Meigetsu, prends congé, tu dois te reposer, je prends le relais ! dit-il en reprenant un ton sûr
▬ Je ne peux pas laisser Dantõ seul, je me reposerais quand je saurais qu'il est sain et sauf ! rétorqua le jeune visiblement secoué
▬ Alors embarque sur l'un de nos navires de guerre, je fais immédiatement partir une flotte, tu guideras nos troupes jusqu'à eux !

♦️ A ces mots, les deux se précipitèrent à leurs besognes respectives. Ordonnant les responsables des quais de préparer les navires pour une belle bataille, Meigetsu put embarquer sur le navire de tête afin de guider la flotte jusqu'à l'île vers laquelle le navire se dirigeait précédemment. Un beau nombre de navires composait l'armada, ensemble ils déchiraient les flots à toute allure dans l'espoir de sauver le jeune garçon et de mettre un terme aux agissements aux pirates de Shirohige. Plus ils s'avançaient vers l'île menaçante, plus le temps se gâtait à vue d'oeil. Le ciel bleu et gai se noircit rapidement et fit place à un immense tableau noir illuminé par moment par de grands flashs blancs provenant des éclairs. Les voiles des navires étaient violemment attaqués par les vents devenus agressifs, et la pluie battante rendait la visibilité de plus en plus amoindrie. Dés qu'ils furent à porter, les navires firent face aux bateaux stationnés près de la côté et tirèrent en choeur une salve de boulets qui percèrent la coque et les rendirent inutilisables. Sur l'île, une foule d'hommes s'agitait comme un million de fourmis protégeant leur colonie. La bataille avait commencé, les deux forces s'entrechoquèrent sur le sable qui vira bientôt au rouge sang. Les shinobis de Kiri les plus expérimentés traversèrent l'affrontement avec fluidité pour investir le lieu plus en profondeur. Mais bientôt, ils furent confrontés à un soucis majeur : les Nantoroku se tenaient là, derrière leurs troupes et attendant de pied ferme les plus valeureux guerriers. Plus en hauteur, Shirohige se tenait debout, portant un oeil amusé sur le champ de bataille... Avec le pauvre Dantõ qu'il tenait fermement amarré, la main serrant sa nuque pour le forcer à contempler la tumulte qu'il avait provoqué pour son sauvetage. Il se retira peu de temps après dans ses quartiers en amenant l'otage avec lui. A cette vision, Meigetsu passait à travers les coups de son corps liquide pour aller sauver son ami, mais les six odieux personnages n'étaient pas de cet avis. Frappant le sol d'un grand coup de marteau, l'homme blond à la cape rouge prénommé Ritsu provoqua une onde choc si grande que le Hõzuki fut repoussé. Suivant ce coup, la femme au bouclier nommée Kusha se déplaça avec une vitesse effarante et tenta d'embrocher le garçon. Il fut sauvé de peu par le Mizukage lui-même, accompagné par cinq hommes portant les épées légendaires, pourtant ces hommes n'étaient pas membres des sept, il en déduit que les armes leur avaient été confiées temporairement pour se donner un minimum de chances face à ces pirates. Ils n'étaient pas très expérimentés dans leurs usages respectifs, mais avec suffisamment de force, ils purent donner à Meigetsu le temps de fuir à la rescousse de son ami. Criant de sa grosse voix, le gros barbu ennemi indiqua à l'homme à la rapière de partir à sa poursuite et qu'il prendra deux Kirijins en même temps. Après une longue recherche, le jeune garçon de Kiri se retrouva nez à nez avec le vieil homme. Ses longs cheveux et sa barbe blanche recouvrait son visage mis à part son oeil totalement blanc comme s'il était aveugle, et son second oeil caché derrière un cache-oeil. Le borgne s'esclaffa d'un grand rire tandis que par derrière, l'homme en vert provoqua le Hõzuki en duel. Tirant leurs lames, ils se lancèrent dans un combat d'épée particulièrement intéressant. En face, l'homme se battait une main dans le dos, avec tant de grâce et de fluidité qu'il semblait même s'amuser. Il avait un style plutôt noble, et arborait un fier sourire provocateur. Armé de son katana, Meigetsu tentait tant bien que mal de suivre la danse. Après plusieurs coups répétés sur un même point de sa lame, l'adversaire donna un grand coup descendant, brisant la lame du garçon sur le choc. Simulant une figure horrifiée, il fit mine d'être à la merci de son adversaire qui n'hésita pas à l'embrocher sur sa lame. Le métal froid traversait le corps immobile. Mais, prenant appui sur l'effet de surprise qu'il avait le mérite de posséder étant un Hõzuki, il se saisit du morceau brisé de sa lame et la planta de la même façon dans le corps de son adversaire négativement surpris de voir le garçon encore en vie. De la plaie de ce dernier s'écoulait de l'eau, et non du sang.

▬ Rien ne m'empêcheras de sauver mon ami, je suis un Hõzuki, les lames sont mes alliées... même les lames ennemies ! s'exprima t-il sur un ton vengeur.

♦️ Il se tourna vers le vieillard qui semblait apeuré par la mort de son homme de main. Les yeux de Meigetsu étaient dissimulés par ses cheveux tombant, son visage froid portait la marque de la colère qu'il éprouvait pour ces maudits pirates. Shirohige semblait si vieux et tremblant qu'il ne pouvait faire grand chose face à un jeune encore en pleine santé, bien qu'il soit extrêmement fatigué. Se saisissant de la rapière du défunt, il s'élança sur le borgne aux cheveux blancs et lui trancha cruellement les membres un à un. A chaque coup, il sentait sa haine s'évaporer, et une fois qu'il avait démembré totalement le chien usé, il tourna sur lui-même en donnant un grand coup à sa gorge pour détacher sa tête du reste du corps. Meigetsu s'empressa de délier son ami et tous deux ils partagèrent un instant de retrouvailles presque fraternels. Puis, un grand bruit leur rappelèrent qu'au dehors leur village se battait encore alors ils se précipitèrent prêter main forte. Toujours équipé de la rapière, le Hõzuki s'en servit pour le plus d'hommes possibles en combinant la légèreté de l'arme et son corps fluide; prouvant ses valeurs au combat. Les Nantoroku tombèrent également et l'affrontement décisif fut finalement remporté par la Brume. De retour chez eux, les épées furent restituées à Chojurô, Dantõ et Meigetsu retrouvèrent une vie moins rythmée et Yuurei ne put s'empêcher de cogner ses compagnons pour leur inconscience. Aux premiers instants, cette longue et laborieuse mission qui se finit en bataille épique n'était rien d'autre qu'une petite mission de reconnaissance qui évaluerait les compétences des shinobis concernés. Oui, en effet, le Mizukage avait organisé ceci dans le but d'un examen qui, suite à leur belle réussite qui alla bien au-delà de ce qu'il était attendu d'eux, les qualifia tous les trois pour atteindre le grade de Juunin du village caché de la Brume. La surprise fut bien amenée et bien accueillie, Meigetsu pouvait sentir ses efforts récompensés les uns après les autres. Il ressentait une légère peine pour son katana brisé qu'il avait dû laisser sur le lieu du combat final en espérant pouvoir en trouver un autre. Pour le remplacer cependant, il pouvait compter sur la rapière qu'il avait ramassé et gardé, une arme qu'il ne prit pas longtemps pour maîtriser et y incorporer son propre style.






Dernière édition par Hôzuki Meigetsu le Ven 22 Mai - 15:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Jeu 21 Mai - 15:18
Moi, HÕZUKI Meigetsu, j'accepte la responsabilité qu'incombe l'obtention de l'Epée Légendaire Samaheda. Je promet également de mettre ma vie au service du village caché de la Brume et mon honneur au service du Rokudaime Mizukage-Sama. Je jure de donner ma vie afin de protéger la sienne. Mon engagement à son service ne s'achèvera que lorsque ma vie sera prise par la mort ou que mon honneur soit déchu !
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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Sam 23 Mai - 13:36
Très bien =)

Hinata semble occupée donc je me permets de te valider à sa place même si elle qui s'est chargée de ta présentation ^^

Tu peux aller RP et n'oublie pas de remplir ta FT avant de faire des rps de combats Wink

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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   Lun 25 Mai - 10:51
bounce J'étais pas occupée. J'aime juste me faire désirer

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MessageSujet: Re: ▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé   
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▬ HÔZUKI Meigetsu | Terminé

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