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 Kami Banzan, chronique d'un moine shinobi

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Kami Banzan
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Date d'inscription : 07/11/2014
MessageSujet: Kami Banzan, chronique d'un moine shinobi   Ven 7 Nov - 22:37

 
 


 


 Kami Banzan
 

 
 
 Age : 26 ans
 Surnom : Aucun
 Famille : Aucun
 Grade : Hinin
 Affinité : Suiton
 Pays : Aucun, vagabond
 Nindô : Percer les arcanes du Ninshu afin de restaurer la stabilité du monde shinobi
 


 


 Histoire
 

 
Prologue


Le reflet de la lune resplendissait à la surface de l'étang, ondulant paisiblement au rythme des remous aquatique. La clairière dans laquelle j'avais fait halte semblait presque irréelle tant sa tranquillité tranchait avec le reste du vaste monde. Ces dernières années je n'avais connu que le vacarme du combat au point que je ne parvenais plus à réaliser qu'il subsistait encore des lieux pareils, pourtant c'était bien pour ça que j'avais emprunté ma voie, pour faire en sorte que cette paix devienne la norme.

Je m'adossais contre un saule à même le tapis de mousse pour contempler le ballet nocturne des lucioles. Oui, j'avais choisi d'aller à l'encontre du chaos de ce monde, de me battre pour restaurer un équilibre mais le décalage du lieu ne faisait que mettre en lumière que je m'étais égaré. Emporté par le torrent des conflits et tuant pour gagner ma vie, j'avais approfondi ma connaissance du Ninshu mais m'étais je approché d'un quelconque éveil ? Mon esprit se mit à vagabonder vers d'anciens souvenirs alors que le sommeil me gagnait.
Acte I

Les rires d'un enfant courant parmi une rizière, le visage d'une femme au sourire resplendissant se penchant sur moi pour m'enlacer. Les souvenirs de ma petite enfance sont flous mais je parviens tout de même à extirper de ma mémoire une vague image de mes parents ainsi que du lieu où je vécus mes premières années. Un enfant de paysans à l'instar de milliers d'autres, des fermiers pour père et mère vivant de la culture du riz au sein d'un village paisible. Une vie rude car le monde rural restait devait supporter les caprices des seigneurs, les guerres injustes et le dur labeur de la terre mais c'est bel et bien l'avènement de l'ère des shinobis qui sonna pour les paysans l'arrivée du chaos.

La première fois que je vis un ninja, ce fut lorsqu'une patrouille d'un quelconque clan vint s'emparer d'une partie de nos réserves. Ils n'étaient pas vraiment représentatifs de l'image du shinobi, un guerrier aussi habile que rusé maîtrisant les forces de la nature pour invoquer une puissance digne des dieux. Ceux ci étaient maladifs et affamés, réduits à cet état par une guerre ou un conflit épars qu'ils semblaient être en train de perdre. Malgré leur état ils menacèrent le village entier bien qu'aucun ne songea à s'opposer à eux aussi misérables soient ils. Ils repartirent avec suffisamment de riz pour faire survivre tout leur groupe plusieurs mois durant, ils ne blessèrent personne et à vrai dire n'essayèrent pas de nouer un contact avec qui que ce soit à l'exception de l'un d'entre eux. Un ninja d'un âge avancé ce qui en soi était déjà rare, il me considéra avec circonspection comme un bijoutier inspectant une pierre brute pour finalement m'effleurer la chevelure paternellement.
"Tu possèdes un chakra inhabituel pour un fils de fermier gamin" me dit-il avec un sourire avant d'ajouter d'un air grave "évites les ninjas autant que tu peux car ils chercheront à t'utiliser au mieux, à te tuer au pire".

Une lune s'écoula me laissant méditer sur ces paroles, me laissant retourner leur signification  dans tous les sens inimaginables mais j'étais trop jeune et trop ignare pour saisir ce qu'il avait voulu dire.
Alors que l'astre nocturne resplendissait à travers le ciel étoilé je fis ma seconde rencontre avec l'univers shinobi sous la forme de la destruction de mon propre univers. De nouveaux ninjas assaillirent par surprise notre village, rasant les masures et massacrant les habitants. Je n'ai aucune idée de comment mon père perdit la vie car il sortit de la maison en précipitation pour aider les hommes du villages à repousser l'attaque, quant à ma mère elle fût exécutée presque sous mes yeux. Comprenant que la situation était désespérée elle me dissimula sous les lattes du plancher juste à temps pour que le shinobi chargé de nettoyer notre habitat ne m’aperçoive pas, un bruit sec suivi d'un bruit plus lourd d'une masse qui s'abat sur le sol et enfin des filets de sang s'écoulant à travers le plancher.
Je restais pétrifié jusqu'à ce que les flammes dévorant la masure ne me force à m'extirper de la future ruine. A découvert je me mis à courir sans réfléchir jusqu'à la rivière pour y plonger et me laisser porter vers l'inconnu.
Acte II

Comment un enfant peut il survivre dans un monde aussi cruel sans personne sur qui s'appuyer ? La volonté de survivre pousse à de biens incroyables exploits, par la mendicité et le vol je parvins à échapper à la mort quelques années après l'attaque. Cette nuit sinistre où tout m'avait été arraché, depuis ce funeste événement j'en étais venu à haïr les ninjas mais ma colère était également tournée contre moi. J'avais finalement trouvé le sens des paroles du vieux shinobi et je m'étais persuadé que l'objectif de l'attaque de mon village n'était autre que moi. Une vie ne se résumant qu'à l'errance et la misère tout en portant le fardeau d'une culpabilité terrible voila ce que fut cette période de ma vie.

Un beau jour je fus attrapé la main dans le sac alors que je volais un étrange moine. D'ordinaire le traitement réservé aux voleurs, aussi jeunes soient ils, est d'être battu en place publique mais le moine s'y opposa à ma grande surprise et me prit sous sa protection. N'ayant le choix qu'entre le châtiment et le suivre, ma décision fut simple et me conduisit jusqu'à un temple où vivait tout une communauté de ces bonzes.
Contre toute attente les moines m'enseignèrent l'art de l'écriture et les connaissances rudimentaires des sciences et de la philosophie, ils firent du jeune enfant que j'étais un jeune homme instruit mais toujours plongé dans la culpabilité bien que ma haine se soit adoucie.
La raison en était que je découvris bien vite que ces moines étaient des adeptes d'une école vénérant le ninshu, ils n'étaient pas des shinobi à proprement parlé mais maîtrisaient leurs arcanes. Si bien qu'en vivant à leur côté, en partageant leur ascèse et leur pensée je pus dé-diaboliser le ninshu.

Pourtant un beau jour la salvation me fut apporté précisément par l'art du ninshu lorsque je fus convoqué par le maître du temple. Ce dernier voulait me faire part de mon potentiel pour les arts shinobi car je possédais une réserve de chakra plus importante que la moyenne et suffisante pour utiliser le ninshu. Entre comprendre leur philosophie et devenir moi même un utilisateur du chakra à l'instar de ceux qui avaient détruits mon passé, il y avait un monde. Mon refus fut d'abord catégorique mais je dus m'expliquer. Tout fut révélé sur mon passé et ce que j'avais traversé jusqu'au fait que j'étais la cause du massacre mais le maître ne broncha pas. Au contraire il apposa une main chaleureuse sur mon épaule pour me dire que je n'y étais pour rien, les destructions de village étaient courantes et avaient souvent lieu sur ordres des daimyos qui préféraient éliminer tout village qu'ils considéraient comme rebelle. La véritable cause de l'attaque venait vraisemblablement des provisions qui avaient été données, quand bien même prises par la force les seigneurs faisaient preuve de peu d'indulgence en cette époque de conflits.
Ma haine aurait pu se tourner alors vers les véritables causes de la mort de mes proches mais le vieux maître insista sur le fait que je devais apprendre le ninshu et que seulement à la fin de mon apprentissage je pourrais choisir librement ma voix même s'il s'avèrait que je choisisse la vengeance.
Acte III

Des années durant je me mis à pratiquer les exercices formateurs des moines afin de forger mon corps et de développer mon chakra. Ce ne fut qu'après avoir préparé assidûment mon physique que je pus enfin apprendre les bases de l'art du ninshu à travers la composition des sceaux et la manipulation du chakra. Cependant la formation mit en lumière la maigreur des connaissances des moines, le ninshu n'en était qu'à ses balbutiement et semblait plus un mystère qu'une science acquise. C'est ainsi que je parvins à comprendre la philosophie des moines, ces derniers croyaient que le ninshu était un outil devant apporter la paix au monde à l'instar de ce que voulait l'être divin, le rikudo sennin mais les hommes n'en ayant qu'une compréhension imparfaite ne pouvaient semer que mort et destruction. Il incombait aux fidèles du rikudo de guider l'humanité sur la voix de la connaissance du ninshu et de faire preuve de compassion envers leurs congénères qui étaient égarés par la possession d'une force qu'ils ne comprenaient et ne maîtrisaient pas.

J'eus beau lutter autant que possible afin d'aviver ma haine mais leur philosophie finit par m'imprégner tout comme leur connaissance du ninshu. Lorsque j'eus appris d'eux tout ce qu'ils pouvaient m'apprendre le maître me mit face à mon destin. J'aurais pu choisir d'aller exercer ma vengeance, à l'aide de mes nouveaux talents cela aurait été même possible que j'y parvienne mais je n'aurais ainsi fait que prolonger ce que je haïssais, à savoir ce monde chaotique. Au contraire je fis le choix de rejoindre le rang des moines mais pour cela je devais accomplir mon voyage initiatique à travers le monde shinobi et recueillir le plus de connaissance possible. A l'orée de mes jours je reviendrais au temple y déposer ma contribution et finir ma vie en enseignant aux disciples ainsi seulement j'aurais contribué à l'oeuvre de paix des moines.
Je me réveillais aux petits rayons du jour pour affronter une nouvelle journée dans ma quête inexorable. Depuis mon départ j'avais dû participer à de nombreux combats chacun m'ayant appris énormément mais surtout par nécessité de survie. Le monde shinobi ne tolérait pas les inutiles et je gagnais ma vie en tant que mercenaire désormais. Je n'étais pas animé par la haine mais par le besoin de financer mes voyages et ma recherche mais ce sort ne m'étais pas insupportable car l'offrande ce paysage nocturne ainsi que les compagnons que j'étais parvenus à me faire renforçaient ma foi en la pacification du monde par le ninshu.
 Apparence & Caractère
 

Apparence

Banzan a baigné dans la culture monastique depuis sa plus tendre enfance et même loin du temple et du clergé il se plait à conserver les artifices des moines, d'une part car il n'a connu que cela durant l'essentiel de sa vie et d'autre part pour se rappeler la mission qu'il s'est lui même attribué. Il porte donc sa tenue cérémoniale constituée d'un kosode (kimono) de coton blanc ainsi que d'un chapelet de perles de prière. Le kosode est porté par dessus une tunique sombre semblable aux habits shinobis et qui symbolise la dualité de son statut de moine ninja. Enfin par dessus le kosode se trouve un tabard noir sur lequel est tissé l'ancienne armoirie du temple auquel il appartenait.

Au cours de ses voyages et des missions qu'il a effectué, Banzan a été de nombreuses fois blessés mais il n'a gardé qu'une seule cicatrice traversant son visage en une longue marque transversale depuis le bas de son œil gauche jusqu'à la fin de sa joue droite. Une blessure qui renforcent les traits d'expressions, des traits sévères et rudes amplifiés par des yeux sombres. Sa chevelure couleur argent apporte une touche de douceur en retombant en des mèches mi-longues dissimulant son front.
Banzan a reçu une formation difficile qui a forgé son corps par l'ascèse, ainsi sous ses vêtements se trouve une silhouette musculeuse mais qui garde une certaine finesse au niveau des formes. Enfin Banzan ne se remarque pas par sa taille qui est somme toute banale puisqu'elle tourne autour du mètre quatre-vingt.
Caractère

D'un tempérament calme, Banzan accorde une grande importance à la réflexion et n'agit que rarement inconsidérément, il déteste d'ailleurs tout ce qui à trait à la surprise et sort de sa capacité d’anticipation. Car en effet lorsqu'il en vient à l'affrontement, Banzan se révèle un stratège virtuose capable d'exploiter aussi bien ses propres ressources que celles de son environnement ou de ses alliés. Banzan n'est pas opposé à l'idée de s'associer avec des partenaires de combat car il est fermement convaincu que l'éveil auquel il aspire ne pourra se faire sans échange de connaissances au contact des autres. Cela tient à sa conviction de devoir apporter la stabilité au monde qui l'entoure, une stabilité qui ne pourra être instaurée qu'en perçant les arcanes du Ninshu à l'instar de ce qu'avait accompli le légendaire ermite des six voies. Le chaos est issu d'une compréhension imparfaite du Ninshu et c'est de sa maîtrise que proviendra la salvation, telle est la conviction de Banzan.

Si Banzan n'est pas opposé au concept d'alliance pour faire face aux vicissitudes de la guerre et du combat, après tout il est un mercenaire, il reste un homme d'une grande méfiance et n'autorise que peu de personne à accéder à son amitié, c'est à dire à une relation dépassant le simple cadre militaire. Le monde ninja est selon sa définition un enfer où prospèrent les plus forts, les forts n'étant pas nécessairement ceux ayant la maîtrise la plus élaboré du Ninshu mais également les plus fourbes et rusés.
Ainsi lorsque Banzan s'ouvre à autrui il se révèle un bon compagnon, un peu guindé mais sachant faire preuve d'humour et de compassion. La compassion est d'ailleur la vertu cardinal de notre moine puisqu'il considère ses congénères shinobis comme des âmes en peine égarés par la connaissance d'un art qui les dépasse.
Particularités

La gestuelle de Banzan est rigide presque mécanique en raison de la discipline de fer qu'il a connu des années durant. Cette discipline transparaît également à travers ses goûts puisqu'il accorde peu d'importance aux biens matériels et à l'argent en général, il estime que le luxe bien qu'apaisant risquerait de l'éloigner de ses objectifs et de l'affaiblir. Il mange frugalement, essentiellement du riz grossier agrémenté de viande pour l'apport en protéines et ne touche pour ainsi dire jamais à l'alcool. Il consomme les récompenses de ses missions en tant que mercenaire pour financer ses voyages et l'achat de livres et rouleaux afin d'accroître sa compréhension du monde et du Ninshu.

Enfin Banzan reste un combattant, il porte toujours son bâton monial se terminant par un cercle de bronze dans lequel sont enchâssés plusieurs autres cerceaux. Ce bâton dissimule en réalité une lame courte puisque le haut de l'instrument peut s'ouvrir à l'instar d'une lame sortant de son fourreau. Sous son kosode à même la tunique ninja, Banzan porte plusieurs ceintures contenant des senbons, des shurikens et des kunais.
 Détails
 

 Banzan est un maître du Taïjutsu ayant de bonnes notions en genjutsu ainsi qu'un niveau acceptable de ninjutsu. Il utilise des shurikens et des senbons comme armes de lancer et une lame courte pour le corps à corps. Cependant Banzan est capable d'utiliser l'ouverture des portes et lorsqu'il le fait il délaisse les armes ninja pour n'utiliser que du Taïjutsu.

 © Never-Utopia
 
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PNJConteur de Légendes
Ôtsutsuki Hamura
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MessageSujet: Re: Kami Banzan, chronique d'un moine shinobi   Ven 14 Nov - 1:22
Hello et bienvenu officielle sur Jiyuu o/

Je ne trouve pas grand chose a redire a ta prez. Un perso atypique que je valide :3

Tu peu d'ors et déjà aller t'occuper de ta Ft et rp sur le fofo :3
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Kami Banzan, chronique d'un moine shinobi

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